Poteau funéraire. Aloalo

Artiste anonyme. Pays mahafaly et région de Toliara Sud de Madagascar
XXI ème siècle
Bois
Sculpture érigée sur le tombeau afin d’honorer le défunt.

Sary sikotra apetraka eo ambony ny fasana mba hanomezam-boninahitra ny razana.
Sculpture érigée sur le tombeau afin d’honorer le défunt.
Sary sikotra apetraka eo ambony ny fasana mba hanomezam-boninahitra ny razana.

Ressources pédagogiques

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Un aloalo pour les enfants - Aloalao ho ahy ty anake
Sculpture en ronde-bosse, mendorave peint – H : environ 200cm –

Liens pédagogiques
Les élèves du primaire ont réalisé en mars 2013, des croquis, des sculptures en papier mâché, peintes… Ils ont aussi travaillé autour des motifs géométriques du « corps » de l’aloalo, dont les huit (valovalo) parties restent fixes depuis les origines. (XVIII° siècle). Les « têtes », commémorent aujourd’hui un évènement majeur de la vie des morts qui ont pris le statut d’Ancêtres ; ou par extension, émulation, depuis cette ouverture vers l’Occident pour le père de l’artiste et lui-même (depuis 1986, dans le cadre d’un vaste projet « Magiciens de la terre », dirigé par André Magnin) elles « racontent » une histoire véhiculée par la tradition orale… Un mini-musée temporaire a exposé les œuvres des enfants (en plus du travail à partir d’œuvres des zafimaniry). L’artiste de Tana Sophie Bazin (APP) s’est inspirée de ces deux sujets pour inciter les enfants à créer leurs propres œuvres (aloalo et œuvres zafimaniry). Au terme de ce projet, une vidéo a été réalisée.
Les élèves du Collège, de leurs côté, ont dialogué avec l’artiste J.J. Efiaimbelo, qui leur a parlé de l’origine de l’aloalo (une version en tous cas ; celle qui lui a été transmise par ses aïeux) et de l’histoire de son clan (tous sculpteurs depuis six générations). Au terme de ce travail (projet à petit budget financé par l’APE de Toliara), un dossier que l’on trouve sur le site du Collège Etienne de Flacourt de Toliara a été réalisé (avec interview journalistique des élèves de 4°). Un aloalo, qui matérialise la rencontre entre l’artiste et les élèves, est « planté » au Collège. La scène supérieure, figurative, l’immortalise. (L’artiste s’est représenté en train de sculpter devant des élèves – deux Vazaha, deux Malgaches - qui l’écoutent attentivement et l’observent).
Entre fin janvier et début avril 2014, J.J. Efiaimbelo reviendra 10 semaines au Collège (APP monde). En amont, aux cours de malgache et d’arts plastiques, les élèves du Collège vont travailler sur une personnalité décédée de la ville de Toliara, ou sur un conte ou une légende du Grand Sud. Ensuite, esprit de synthèse oblige, ils réaliseront des croquis et des maquettes sur un épisode essentiel (en terre, carton collé ou papier mâché…), qu’ils pourront proposer en « avant-projet » à l’artiste. Ils dialogueront ensemble sur le choix des « scènes » aux « têtes » des nouvelles sculptures. En effet, peu après, l’artiste sculptera ensuite trois nouveaux aloalo (un nouveau « simple » et deux « aloalo etaze »). Pendant ce travail conséquent (il les sculptera et les peindra sur place), avec les élèves, nous allons recréer une superstructure de tombeau mahafaly (détourné de sa fonction première puisque personne ne sera « enterré » - selon l’idée, universelle, que mort et vie sont étroitement liées) Au final, un mini-musée extérieur avec panneaux explicatifs (rédaction – cartes – schémas - réalisation plastique, avec un peu d’architecture élémentaire pour « placer » les panneaux et travailler sur le cheminement qui mènera au « tombeau », aux cours de français, histoire-géographie et arts plastiques) existera au Collège. Nous pourrons ensuite inviter des élèves d’autres établissements à « visiter » ce mini-musée.
Parallèlement, nous allons prévoir un local (qui deviendra musée permanent intérieur) afin de « conserver » les réalisations des élèves du Collège : croquis, utilisations de matières (terre, fils, tissus etc), maquettes diverses de l’aloalo. Les enfants du primaire travailleront autour de l’aloalo (on pourra déboucher sur les sculptures de la verticalité existant ailleurs dans le monde : totems, menhirs, « La colonne sans fin » de Brancusi, par exemple…). D’année en année, ce musée « intérieur » grandira et évoluera… Quant au musée de l’aloalo extérieur, il deviendra symbole de vie (en relation, toujours, avec la mort) avec la croissance des plantes endémiques semées auparavant qui pousseront anarchiquement…

Dossier très complet sur le projet :